Application du décret n°96-97 du 7 février 1996
2003
SOMMAIRE
11./. Les agréments
12./. Constitution de la base de données121./. Problèmes rencontrés
122./. Détermination des paramètres
123./. Répartition par classes d'analyse des résultats des mesures
Introduction
Dans le cadre de la protection de la population contre les risques sanitaires liés à une exposition à l'amiante dans les immeubles bâtis, le décret n°96-97 du 7 février 1996 (cf. annexe n°I) modifié impose aux propriétaires de bâtiments à usage collectif d'identifier la présence de flocages, de calorifugeages et (depuis septembre 1997) de faux-plafonds contenant de l'amiante. Le décret prévoit par ailleurs, la vérification de leur état de conservation afin d'évaluer la nécessité ou non d'engager des travaux.
Conformément à ce décret, des mesures d'empoussièrement doivent être effectuées dans les cas suivants (annexe II: arrêté du 7 février 1996 relatif aux modalités d'empoussièrement):
Ces mesures doivent être réalisées par des organismes agréés pour le prélèvement et/ou le comptage de fibres d'amiante dans l'air par le ministre chargé de la santé (arrêtés en annexe IV). Un arrêté du 7 février 1996 (cf. annexe V) modifié par l'arrêté du 21 décembre 1998 applicable au 01/01/1999 (annexe VI) fixe les conditions d'agréments de ces organismes. Il précise notamment l'obligation qui est faite aux organismes agréés d'adresser 'au ministre chargé de la santé avant le 31 janvier, un rapport d'activité récapitulant les informations et les résultats des prestations effectuées l'année précédente, selon le modèle défini par l'administration'.
Chaque année, la Direction Générale de la Santé exploite ces rapports d'activité afin de répondre à deux objectifs :
Ce rapport annuel est adressé chaque année à tous les organismes agréés, ainsi qu'aux services déconcentrés. Ils sont consultables sur le site spécialisé 'Amiante' de l'Internet du ministère chargé de la santé (www.sante.gouv.fr).
L'année 1999 fut une date importante dans la mise en oeuvre de ce décret car l'application de cette réglementation avait pour date butoir, le 31 décembre 1999. Logiquement, l'ensemble des immeubles devraient avoir fait l'objet d'un contrôle. Les années post 1999 doivent surtout remonter des mesures de surveillance ou de restitution.
De plus, il est prévu dès 2002 l'application de nouveaux textes réglementaires. C'est pourquoi, les années 2000 et 2001 font l'objet d'une seule analyse comparative groupée et simplifiée.
La base de données est alimentée par les rapports d'activités annuels des organismes agréés pour le prélèvement. Ces rapports d'activité sont transmis sous la forme d'un tableau Excel (cf. annexe VII). La base de données et les requêtes sont réalisées avec le logiciel Access.
11./. Les agréments
Le décret n° 96-97 en date du 7 février 1996 modifié relatif à la protection de la population contre les risques sanitaires liés à une exposition à l'amiante dans les immeubles bâtis prévoit en son article 5 que, dans le cas de mesures d'empoussièrement, celles-ci doivent être effectuées par des organismes agréés par le ministre chargé de la santé après avoir fait état d'une attestation d'accréditation par un organisme accréditeur.
Deux agréments peuvent être demandés:
L'arrêté du 7 février 1996 fixant les conditions d'agrément des organismes a été modifié par l'arrêté du 21 décembre 1998, ce dernier précisant l'obligation d'accréditation de l'organisme demandeur comme critère d'agrément.
Tableau n°1 :
Nombre d'organismes agréés et classés selon leur agrément
L'année 2001 a vu le nombre de préleveurs et de compteurs légèrement augmenter. La figure n°1 (cf. ci-après) montre l'évolution depuis 1996 du nombre d'organismes agréés en fonction de leur agrément.
Figure n°1 :
Evolution du nombre d'organismes agréés durant la période d'application du décret 96-97
Ainsi, à partir de la figure présentée ci-dessus, on constate d'une année à l'autre:
12./.Constitution de la base de données
La base de données est alimentée par les rapports d'activités annuels des organismes agréés pour le prélèvement. Ces rapports d'activité sont transmis sous la forme d'un tableau Excel (cf. annexe VII). La base de données et les requêtes sont réalisées avec le logiciel Access.
Afin d'éviter les doublons et d'obtenir les renseignements les plus complets, les données sont obtenues à partir des seuls rapports d'activité des organismes agréés pour le prélèvement.
121./. Problèmes rencontrés
Les problèmes rencontrés dans l'obtention des données et leur traitement sont de deux ordres:
Remonté des rapports d'activité
Certains organismes agréés ne tiennent pas compte de la date butoir d'envoi des rapports (au plus tard le 31 janvier de l'année suivante), bien qu'elle soit définie par décret) et ne répondent qu'au bout d'une trois relances successives, action très chronophage et qui retarde le traitement de la synthèse. En effet, cette dernière ne peut se faire que lorsque l'ensemble des rapports est réceptionné.
La qualité de la saisie et la conformité des données fournies
Les études des premières années ont conduit à mettre en place un guide de saisie. Le cadre plus uniformisé de la saisie des mesures permet de traiter plus rapidement les données. Cependant son application et son suivi ne sont pas toujours été bien respectés. De nombreux rapports sont retournés pour non-conformité. En effet, à partir du 1er janvier 1999, les rapports doivent être conformes au guide de saisie. Tout rapport ne répondant pas à cette exigence s'est vu renvoyé à l'expéditeur et non enregistré. Cela a entraîné un certain retard.
Un manque de relecture et de qualité des données entraîne également une perte d'informations lors de l'importation de ces données dans la base. Ainsi, un résultat exprimé en chiffre au format anglais ('.' qui est un caractère alphanumérique au lieu de ',') est automatiquement supprimé par le masque de saisie de ce champ qui ne reconnaît que du numérique au format français. Sans résultat, la ligne est automatiquement supprimée.
122./. Détermination des paramètres
Afin de permettre cette analyse, il est nécessaire d'avoir des paramètres suffisamment nombreux, précis et communs à l'ensemble des organismes agréés (leur détail est repris dans les synthèses précédentes -voir 1998 et 1999, un extrait est repris en annexe VIII) :
Ces paramètres sont:
123./. Répartition par classes d'analyse des résultats des mesures
Afin de réaliser une analyse plus fine, il a été demandé aux organismes agréés de fournir les résultats d'analyse bruts (nombre précis de fibres/litre prélevé) pour chaque bâtiment.
Pour l'analyse des résultats, on distingue réglementairement trois classes. Chaque classe correspond à un niveau d'intervention prévue par le décret dans un objectif de protection sanitaire des populations. Ces classes sont :
Afin d'affiner l'analyse, les résultats de mesures qui correspondent à l'absence de fibres d'amiante ont été distingués de ceux inférieurs ou égaux à 5 fibres par litre d'air. Une classe 'ND' (non détectée) a ainsi été créée dans la base. Cette classe comprend donc les résultats égaux à 0 ou précisés comme inférieurs au seuil de détection (limite des méthodes d'analyse).
| Type d'agrément | 2000 (Cf annexe ) | 2001 (Cf annexe ) |
| prélèvement uniquement | 37 | 39 |
| comptage et prélèvement | 7 | 8 |
| comptage uniquement | 20 | 20 |
| TOTAL | 64 | 67 |
| Soit organismes dédiés au prélèvement | 44 | 47 |
| Soit organismes dédiés au comptage | 27 | 28 |
Source http://www.sante.gouv.fr
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